Styles et emprunts

Mercredi 26 mai 2010 3 26 /05 /Mai /2010 02:24

Il est un temps où la technologie prend tellement de places que nous ne la voyons plus autour de nous. Il est un temps où les machines nous entourent, nous transportent, nous enferment. Et quand ces machines viennent à faillir, beaucoup se laissent faire, passifs et silencieux face à des bouts de métal froids et hideux.

Puis vint Lisbeth, dont je vais vous compter l’histoire à présent. Lisbeth qu’on appellera plus tard, dans les livres d’histoires, « Celle qui a pourfendu le métro ».

Le jour où tout cela arriva, Lisbeth semblait semblable à tous les autres, à vous comme à moi. Rien ne la différenciait de l’extérieur à part peut-être une légère lueur, insaisissable, dans son regard. Bien sûr, elle portait en elle toute la force de ses ancêtres pourfendeurs, mais cette force n’avait pas encore éclose.

Quand le métro, le même qu’elle prenait pourtant tous les jours, s’arrêta, sans raison, au milieu de la voie, aucun des autres passagers ne bougea. Pendant un instant, elle-même ne bougea pas. Puis elle se leva, elle se leva pour la première fois de toute sa longueur, se mit debout plus droite que jamais, plus grande que ce que jamais ses jambes n’arriveraient à expliquer. Elle se leva bien plus que de sa grandeur, elle se leva de la grandeur d’une armée.

Le métro frémit et les lumières s’éteignirent dans la rame. Il avait compris.

Lisbeth ouvrit les portes et sortit, et harangua la machine. Ce qui se dit ne peut être retranscrit avec certitude, tous les passagers ayant entendu une chose différente, certains même dans des langues différentes. Ils se rappellent tous par contre du sens des mots, celui du combat de l’Homme, pour son honneur d’être Homme. Nul de peur dans ce discours, ni de doute, ni de vœu de fuir le combat. Le combat allait être et allait être jusqu’au bout, de l’un ou de de l’autre des participants.
Le métro donna le premier coup.

Une cruelle balafre apparut sur le cou et l’épaule de Lisbeth, mais celle-ci ne broncha pas. Son regard s’éclaircit, elle sourit, prit sa respiration, et tendit ses muscles.

Sa détente, et tout ce qui s’en suivit, fut épique. Le premier coup ne suffit pas, ni pour elle ni pour la machine; pas plus que le deuxième; ou même le vingtième. Lisbeth et la machine tourbillonnèrent pendant des heures, en un bruit tonitruant d’os et de métal. La trame de la réalité biologique se déchirait à la même mesure que la rame du métro. Lisbeth aurait dû tomber mille fois, être mille fois plus faible que la machine, mais elle faisait face à elle comme un égal, comme un pair. Les coups portés, à défaut d’être supportés par ses muscles, était supportés par toute la force de ses ancêtres. Tout l’Homme vibrait dans ce combat, où les os et le métal pliaient, mais survivaient.


À un instant donné, une fenêtre de la rame de métro brisa, la dernière. Il y eut un grand silence. Lisbeth sourit, elle avait gagné. Une explosion immense souffla ensuite tout le tunnel; le lendemain on ne retrouva rien.


Certains disent qu’elle est morte, qu’elle serait morte de toute façon dû à ses blessures. Certains disent qu’elle est toujours là, quelque part. Ceux qui en ont réchappés s’en soucient peu, le souvenir restera vivant en eux. Le souvenir de Lisbeth, la pourfendeuse de métro.

Par LYeN - Publié dans : Styles et emprunts
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Dimanche 23 mai 2010 7 23 /05 /Mai /2010 02:19

Bonjour les enfants
(là vous etes supposes répondre “bonjour maitre LYeN”, “Bonjour maman LYeN”, ou au minimum “bonjour LYeN, comment ça va bien ? la femme, le chien, les enfants, le inch’allah tout ça ? ”)

 

 

La leçon d’aujourd’hui, dans notre grande épopée de l’écriture non-sens, se poursuivra sur une étude de cas assez simple, avec 4,2 façons d’écrire. Nous classifierons ces 4 styles d’écritures par :
1) le style inexistant (ou style témoin)
2) le style qui essaie mais qui est pas drôle
3) le style R42
4) le style Oulipo
4,2) le style tiré d’un article au hasard sur wikipedia


Le texte à écrire aujourd’hui est le suivant :
suspense insoutenable, musique qui fait vibrer, attente fébrile de la foule

Ce matin, j’ai mangé une pomme.

fin du suspense, foule hystérique, des femmes qui s’évanouissent sur place, d’autres qui accouchent sous le coup de l’émotion, certaines même qui tombent enceintes instantanément


 

 

Prenons le texte étape par étape, et voyons comment l’agrémenter :

 

 

Ce matin

 

 

1) « Ce matin »
Narrativement correct, mais peu intéressant.

2) « Ce matin (un lapin a tué un chasseur) »
Exemple typique de la blague qui se veut drôle mais qui est bien trop premier degré pour être non-sens. Le but est de faire rire mais la seule chose risible est cette vaine tentative d’humour. Bref de la merde

3) « Ce matin (et là vous vous attendez à ce que je fasse une blague sur un lapin qui prétendument tue des chasseurs. Je me vois dans l’obligation de vous décevoir chers amis ; d’une part parce que je n’ai jamais eu de preuves de l’existence du dit lapin, mais surtout parce que je refuse de collaborer à une propagande meurtrière qui, sous le couvert d’une musique niaise et d’un personnage animal au demeurant charismatique, prône la liberté de port d’armes et le meurtre, voire le génocide culturel d’une sous-classe professionnelle mal-aimée mais essentielle à notre diversité alimentaire. Dont acte.) »
Exemple typique d’un retournement de situation, de troisième degré (réagir à ce que le lecteur n’a pas encore dit), avec au passage une lancée de débat qui pourra donner lieu à foule de répliques. Bref du truc bien.

4) « Ce matin, mess atteint, mes satins, ça m’éteint »
Style Oulipo, simple mais efficace, avec une touche poétique à la fin qui ouvre vers un texte plus sentimental.

4,2) «Ce matin, Futura était une revue de bandes dessinées de « petit format » (13 x 18 cm) plus ou moins apparentée aux comics. »


 

j’ai

 

 

1) « j’ai »
Syntaxiquement correct, mais on n’avance pas beaucoup.

2) « j’ai (comme le docteur) »
Exemple typique d’un passage forcé d’une référence (personne ou mythologie) à R42. Bien qu’à la base ça pourrait être bien, au final il apparait trop évident que c’est forcé, et on en perd un peu le non-sens. En général, ça finit en private joke entre l’auteur et lui-même, et donc ça casse pas des briques sur les trois pattes d’un canard qui pisse pas loin.

3) « j’ai Aviernoz est une commune française, située dans le département de la (ah non merde l’article aléatoire c’est pas encore là, moi je suis juste le trois, j’ai 1,2 d’avance.. heu ben excusez-moi alors) »
Exemple typique du retournement interne de la situation, qui pousse le degré un peu plus loin, et surprend encore plus le lecteur. Ca peut paraître tiré de loin, mais c’est le but ; on rappellera le mot d’ordre du non-sens : si c’est pas trop, c’est probablement pas assez.

4) « j’ai, geais, noir de geais, reine de joie, neige de roi »
À nouveau, style simple mais efficace, concis mais qui crée un univers propre, dont on pourrait facilement créer un texte plus long.

4,2) « j’ai Aviernoz est une commune française, située dans le département de la Haute-Savoie, dans la région Rhône-Alpes. »

 

 

 

mangé

 


1) « mangé »
On avance on avance

2) « mangé (ta chatte) »
Exemple typique de l’auteur qui ne sait faire passer un texte que sous le trait faussement drôle de la vulgarité. Pas non-sens, pas drôle, pas bon.

3) « mangé (ta chatte, mais c’est pas ma faute, elle est arrivé là sans faire un miaulement, et puis c’était le matin j’étais pas bien réveillé, tu sais comment je suis le matin, je veux dire au début elle était pas là, je me pose une tranche de pain sur la table, je me retourne pour prendre ma tasse de café, je me reretourne vers la table, là elle avait dû se glisser sur ma tranche de pain entre deux, et résultat ben je tartine du beurre et de la confiture, et après je la mange, mais je veux dire c’était par inadvertance, ça peut arriver à tout le monde, enfin bref, est-ce que tu as joui quand même mon amour ? »
Exemple typique de … heu exemple pas vraiment typique en fait. Et je suis pas sûr non plus d’à quel degré il faut lire ce texte, ni s’il est très prudent de parler de retournement. Passons.

4) « mangé, démangé, dérangé, des rangs laids, descends-les, démens-les, démembrés »
Approximo-poésie un peu macabre mais assez puissante, en progression simple, avec une certaine poésie et un champ lexical constant.

4,2) « mangé Leroy & Stitch le 101e long-métrage d'animation des studios Disney. »

 

 

 

une pomme.

 

 

1) « une pomme. »
Enfin, on est arrivé. Et mon dieu on est beaucoup plus avancé maintenant là non ?

2) « une pomme (de douche ?) »
Exemple typique de l’auteur qui cherche à être non-sens en écrivant des choses qui n’ont aucun sens, mais ce n‘est pas comme ça que ça marche. Le non-sens ce n’est pas dire n’importe quoi, c’est bien au-delà. On notera d’ailleurs que l’auteur utilise le point d’interrogation, il n’est même pas sûr de sa blague, il y va à moitié, et en non-sens il n’y a pas de demi-mesure (les demi-mesures, ça sonne tout croche) (ce jeu de mots vous était offert par ma formidable fiancée, musicienne de son état).

3) « une pomme.
(quoi ? Je suis obligé de mettre une remarque à chaque fois ? vous pouvez pas rester 30 secondes sans rire, vous croyez que c’est le fast-food de la blague ici ? que c’est facile de trouver quelque chose tous les 2 mots ? putain j’en ai marre je rentre chez moi si c’est pour être traité comme ça. Salut) »
Exemple typique du gars qui craque parce que c’est la fin de son texte et qu’il ne sait plus quoi dire, ça lui donne aussi une manière conclure, tout bénéf quoi.

4) « une pomme, paumée par ici, tombée dans les pommes, tombée dans les paumes, tombé dans les hommes, tombée dans les psaumes »
Style libre et léger pour finir le texte.

4,2) « une pomme est une coalition d'organisations palestiniennes formée peu de temps après le déclenchement de la seconde Intifada, mené par Marwan Barghouti avec l'accord de Yasser Arafat. »



 

 

Fin de la leçon, à vous d‘écrire maintenant, vous savez tout ce qu’il y a à savoir!

Par LYeN - Publié dans : Styles et emprunts
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Samedi 20 mars 2010 6 20 /03 /Mars /2010 01:55

Note préliminaire: Cette propa a été largement inspirée par la drolyssime miss droLyM.



Bonjour les amis [Salut]

 

 

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un problème ô combien difficile, celui de finir une phrase. Bien que cette tâche puisse paraître simple {stoi qu’es simple} [Mais tais-toi] elle peut parfois s’avérer très difficile [En plus t’as même pas dit bonjour] {Fayot}. Parfois, pour certaines personnes [Ben quoi ? c’est bon les fayots] le fait de terminer une phrase {Hé péteux ! péteux ! péteux ! péteux !} frôle l’impossible. Construire la moindre pensée [Hein ? Comment tu veux construire une fleur ?] peut relever de l’exploit {Ouais il a raison, comment tu construis une fleur ?}. De nombreuses études de cas ont d’ailleurs {Etude de cacas tralala !} prouvé que [Hein? Comment tu veux étudier une lettre ?]… Oh merde, mais c’est pas un peu fini vos conneries !? [Oups] Vous pouvez pas me laisser tranquille deux secondes et me laisser le temps de terminer ne serait-ce qu’une {Phrase. Haha !}

 


Si vous continuez je vous jure que [Hé en plus on t’avait laissé terminer une phrase au début] {Ah ouais il a raison} [La toute première même, vérifie si tu me crois pas] {Ouais hein, vérifie, vérifie} [Oh tais-toi toi] {C’est toi tais-toi} [Mais non c’est toi c’est toi tais-toi, pue du gnou va] {C’est toi le gnou} MEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEERDE!
MAIS VOUS ALLEZ FERMER VOS MOUILLES ????

 

 

[…]

 

{…}

 

 

Donc. […]{…} Je disais. […]{…} Que de nombreuses études. […]{…} De cas. […]{…} Avaient été effectuées et [‘’fermer vos mouilles’’c’est pas tiré d’un vieil épisode de Kaamelott ça ?] RHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA [Oups] AAAAAAAAAAAAAA {Il craque là} AAAAAAAAAAAAAAAAA [Ben pourtant on n’a rien fait] AAAAAAAAAAAAAAAA {Bah tu sais à son âge…} AAAAAAAAAAAAAAAA [Ca doit être le stress des exams ?]  AAAAAAAAAAAAAAAAAA [En plus il fait mal aux oreilles ce con] AAAAAAAAAAAAAAAAA  {Hé ta gueule!}  AAAAAAAAAAAAAAAAA [Heu monsieur ?] AAAAAAAAAAAAA [Ouais heu, ta gueule monsieur} AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA AAAAAAAAAAAAA AAAAA AA A

*{Il dit plus rien, tu crois qu’il est mort ?} [Ben s’il était mort on le serait aussi non?] {Ben je sais} Tu pues {Pas trop} [Hein ?] {Quoi ?} [Rien, pendant un moment] Oh le petit à sa moman [J’ai cru que… heu c'est moi ou il] Me coupe à chaque fois que je parle. {Haha, trop drôle, je suis} Un blaireau {Hein ?} [Mais] {Mais} [Il nous empêche de] Finir vos phrases ? C'est chiant hein ? C’est chiant hein ? Mouhahahahahaha. MOUHAHAHAHAHAHAHAHA.
MOUHAHAHAHAHAHAHAHA!

 

 

 

Ainsi s’achève notre exposé d’aujourd’hui [gâcheur de fun] Merci de votre attention {à la marche, ptdr}

Par LYeN - Publié dans : Styles et emprunts
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Mercredi 10 mars 2010 3 10 /03 /Mars /2010 01:43

Sur l'invitation d'un ami, qui a outrageusement fustigé Cabrel, je vais m'attaquer a un texte d'un jeune auteur qu'il m'a recommandé, Victor Hugo. Je vais m'efforcer d'étudier ce texte avec la rigueur et l'impartialité que l'on se doit d'avoir quand on analyse un jeune auteur. Le titre du texte est:


Est-il jour ? Est-il nuit ? horreur crépusculaire !

 

Bon, déjà avec un titre comme ca, si ce n'était de l'orthographe on se croirait sur un skyblog, mais passons ces premiers défauts.


Est-il jour ? Est-il nuit ? horreur crépusculaire !

Bon déjà ca part mal, le gars ne sait même pas si c'est le jour ou la nuit. Pourtant il n'y a pas a chercher minuit a quatorze heures, soit c'est la nuit, et tous les chats sont gris, soit c'est le potron minet, et là on voit les chats s'enfuir, soit on est entre chien et loup, et là les chats se font manger de toute façon. De plus, il aurait au moins pu mettre Aurore crépusculaire, ca aurait fait un beau jeu d'oxymots, plus intéressant et accrocheur que ce premier vers.


Toute l'ombre est livrée à l'immense colère.
Coups de foudre, bruits sourds.

On voit ici que, dès le départ, l'auteur s'emmêle les stylos. Si il y a des coups de foudre, ca fait de la lumière, ça c'est de la physique de base, donc l'ombre disparait. De plus, le tonnerre est une sonore a bande spectrale très large, presque omnifréquentielle, et donc aussi dans les aigus, ce n'est donc pas un bruit sourd (basse fréquence).


Pâles, nous écoutons.

La c'est peut être moi, mais je ne vois pas ce qu'un hélicoptère vient faire la dedans.


Le supplice imbécile et noir frappe à tâtons.

Oui, le racisme est très présent dans le milieu littéraire; on ne compte plus les auteurs qui utilisent des nègres pour écrire.


Rien de divin ne luit. Rien d'humain ne surnage.
Le hasard formidable erre dans le carnage,
Et mitraille un troupeau de vaincus,

Rappelons que la définition de formidable a l'époque où ont été écrites ces lignes se révèle être en fait exactement la même définition qu'à l'heure actuelle. Et donc non, c'est pas terrible de trouver formidable ce hasard mais que voulez-vous, les jeunes poètes qui se croient anarchistes, la crise d'adolescence, les hormones, on peut l'excuser ce Victor, il ne devait surement pas beaucoup réfléchir à ses textes.


sans savoir
S'ils croyaient faire un crime ou remplir un devoir.

Là on va dire que je cherche la petite bête, mais techniquement même si on ne sait pas ce qu'on fait, on sait ce que l'on croit faire. Je ne peux pas ne pas savoir ce que je suis en train de croire que je fais, n'est-ce pas? Ou comme le disait Shakespeare, "To be, or not to know if I think I am?".


L'ombre engloutit Babel jusqu'aux plus hauts étages.
Des bandits ont tué soixante-quatre otages,
On réplique en tuant six mille prisonniers.

Et nous nous vîmes trois mille en allant au café. (moi aussi je sais faire des maths en copiant Corneille, même si je vends moins de CD que lui)


On pleure les premiers, on raille les derniers.

 
Oui moi aussi j'ai vu les Jeux Olympiques, merci Vicson Monfort.


Le vent qui souffle a presque éteint cette veilleuse,
La conscience. Ô nuit ! brume ! heure périlleuse !
Les exterminateurs semblent doux, leur fureur
Plaît, et celui qui dit : Pardonnez ! fait horreur.

Personnellement, je pense que. La syntaxe, des fois; c'est quand même. Important pour suivre le fil d'un.
Texte.


Ici l'armée et là le peuple ; c'est la France
Qui saigne ; et l'ignorance égorge l'ignorance.

On voit ici un témoignage poignant de la théorie de l'évolution, où les espèces sous-intelligentes s'entretuent pour laisser les espèces plus évoluées survivre. Grand bien leur en fasse.


Le droit tombe. Excepté Caïn, rien n'est debout.
Une sorte de crime épars flotte sur tout.

L'auteur fait ici référence a un fait divers sordide et assez triste il est vrai, où pendant un concert de Kain a Drummondville toute la partie droite des estrades s'est effondrée. Suite a la panique créée, la foule s'est ruée vers la sortie, piétinant au passage deux personnes (blessures superficielles), et projetant un garde de sécurité dans un énorme ventilateur au bas de la scène, où ce dernier mourut lacéré, son sang giclant sur le public.

(Vérifiez vous même sur le net si vous ne me croyez pas).


L'innocent paraît noir tant cette ombre le couvre.

Ah ben c'est certain que si il est noir il n'est plus innocent alors. (Ce message vous était offert par le Fier Union Neonazi, "Essayez FUN quand vous broyez du noir")


L'un a brûlé le Louvre. Hein ? Qu'est-ce que le Louvre ?

"Le musée du Louvre est le plus grand musée de Paris par sa surface (210 000 m² dont 68 000 consacrés aux expositions[1]) et l'un des plus importants du monde. Situé au cœur de la ville, entre la rive droite de la Seine et la rue de Rivoli, dans le Ier arrondissement, le bâtiment est un ancien palais royal, le palais du Louvre. La statue équestre de Louis XIV constitue le point de départ de l'axe historique, mais le palais n'est pas aligné sur cet axe. Le Louvre possède une longue histoire de conservation artistique et historique de la France, depuis les rois capétiens jusqu'à nos jours." (Source: wiki, merde il aurait pu se renseigner un peu)


Il ne le savait pas. L'autre, horribles exploits,
Fusille devant lui, stupide. Où sont les lois ?

Dans ton
Cul


Les ténèbres avec leurs sombres sœurs, les flammes,
Ont pris Paris, ont pris les cœurs, ont pris les âmes.
Je tue et ne vois pas. Je meurs et ne sais rien.

Puisqu'il se trouve que je n'ai rien a dire sur ce passage, je vais vous proposer une charade:

Mon premier ne rit pas jaune.
Mon second n'est pas rapide.
Mon tout est un auteur français.

(réponse en réplique)


Tous mêlés, l'enfant blond, l'affreux galérien,

Les blonds sont des gens beaux, les blonds sont des gens biens
Mais tous ces galériens ne sont pas des aryens.

(FUN, fier commanditaire de Victor Hugo)


Pères, fils, jeunes, vieux, le démon avec l'ange,

(Les femmes on s'en branle hein)


L'homme de la pensée et l'homme de la fange,
Dans on ne sait quel gouffre expirent à la fois.

Le gouffre en question s'appelait Gisèle. On note un certain manque de classe de la part de Hugo de réduire la femme a ses fonctions les plus basses. Personnellement ce genre de connotations graveleuses me révolte.


Dans l'effrayant brasier sait-on de quelles voix
Se compose le cri du bœuf d'airain qui beugle ?
La mort sourde, ô terreur, fauche la foule aveugle.

Ce dernier passage est le plus fort du texte, et je ne peux sincèrement m'en moquer. L'image des hommes aveugles devant cette sourde mort est très juste, et soulève un important problème. Il serait grand temps que nous solutionnions ceci, pour éviter les prochains massacres et autres barbaries.

Personnellement, pour la Mort, je propose de lui accrocher une clochette autour du cou.

Par LYeN - Publié dans : Styles et emprunts
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Lundi 26 octobre 2009 1 26 /10 /Oct /2009 01:03

Tu rentres chez toi, le soir, après avoir travaillé tout le jour. La journée n’a pas été exceptionnelle, mais tu ne t’attendais pas à ce qu’elle le soit. Les journées exceptionnelles doivent être rares, sinon elles perdraient tout attrait, et tu le sais bien.

 

En attenant le métro, tu penses à un auteur que tu aimerais faire découvrir aux autres, un bel auteur. Tu te demandes comment tu pourrais le décrire, car il ne tient que pour son style. Si en vérité tu devais écrire de quoi parle son livre que tu préfères, tu serais bien incapable de le faire. Il n’y a pas d’histoire ; ou trop d’histoires, le résultat est le même. Tu te dis que tu pourrais parler de son prix Nobel de littérature, mais on ne définit pas un homme par une figurine (même si par le passé beaucoup de personnes l’ont fait, et en fait le font encore).

Finalement tu décides d’essayer d’écrire un texte avec son style, avec son rythme, avec ses mots. La tache est ardue, mais c’est le meilleur moyen auquel tu peux penser pour lui rendre hommage. Et tu sais que tu n’as pas son talent, que même si tu réussissais à imiter parfaitement son style, il te faudrait encore ses rêves, son fantastique. Il faudrait que tu ailles aider cette femme, là-bas, qui se fait voler son sac par un brigand. Surprendre le brigand, et le voir s’enfuir simplement (les brigands sont toujours des lâches). La femme te proposerait de boire un café avec elle, pour te remercier, mais tu refuserais poliment, disant que tu es fatigué. Tu rentrerais chez toi, manger un bol de riz et boire un peu de thé.

Le lendemain midi, tu recroises cette femme, et elle te redemande d’aller boire un café avec elle pour te remercier. Cette fois tu es obligé d’accepter, alors tu acceptes. De fil en aiguille, vous vous retrouvez chez elle, dans sa chambre. Malgré son age, la femme est très belle, de longs cheveux noirs, des seins petits mais fermes. Très vite vous vous retrouvez à faire l’amour, longuement. Pas de cette amour obscène qu’on voit dans les films pornographiques d’aujourd’hui, pas d’amour en fait à proprement parler, juste du sexe, ton corps et son corps qui s’emmêlent, qui se pénètrent. C’est un sexe sauvage, passionné, avec probablement certains aspects déviants (mais de là où tu viens tout sexe est considéré comme déviant, alors tu ne t’en soucies plus trop).Tu prends beaucoup de plaisir et elle aussi, et c’est ce qui compte.

Tu y repenses le soir en prenant le métro. Mais de toute façon c’est trop tard ; tu n’as jamais aidé cette femme, tu n’as jamais pu jouir d‘elle. Tu rentres chez toi, manger un bol de riz et boire un peu de thé.



Le lendemain, tu te demandes toujours si ça vaut la peine d’écrire le texte, si ça vaut l’effort, car tu te sais paresseux avant tout. Finalement, tu mets juste une référence, et tu espères que ceux qui ont un peu apprécié ce texte iront jusqu’à lire le livre, et l’apprécier plus encore.


La montagne de l’âme. Gao Xingjian

Par LYeN - Publié dans : Styles et emprunts
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