Samedi 24 octobre 2009 6 24 /10 /Oct /2009 23:45


Bonsoir les Niitoyens, bonsoir et bienvenue [regarde ses notes] dans le magazine de l’extrême et des grands reportages

 

 

Le sujet de l’extrême d’aujourd’hui : Les gnous boivent-ils de la pisse de Niitoyen ?

 

 

Traitons ce sujet de manière sérieuse. Les implications, en effet, en sont importantes. S’il s’avérait que les gnous buvaient effectivement de le pisse de Niitoyen, alors que les Niitoyens boivent déjà de la pisse de gnou, on en arriverait à un processus cyclique de cannibalo-urophagie du plus mauvais effet.

 

Traitons ce sujet scientifiquement. Ethymologiquement d’abord, on remarque que le gnou, wildebeest en anglais, comporte 2 voyelles successives (e), comme dans pee (pisse) et dans Niitoyen. Cela est certes intéressant, mais cela n’en est pas pour autant une preuve. Ceux qui vous diraient ça sont des malhonnêtes et des menteurs.

 

Étudions plus en détail cet animal particulier qu’est le gnou. Le gnou est un animal appartenant à l’embranchement des Chordata, au sous-embranchement des Vertebrata, à la classe des Mammalia, la sous-classe des Theria, l’infra-classe des Eutheria, l’ordre des Artiodactyla, la famille des Bovidae et la sous-famille des Alcelaphinae. Ça je suis sur que vous ne le saviez pas, et que là vous êtes cloués.

 

 

 

Interlude : pendant ce temps, à Bethléem, 2000 ans auparavant [1]

Jésus :

_ Oh putain je suis cloué.

Jean :

_ ….

Jésus :

_ Ben quoi ? On peut bien rigoler. Face à la crucifixion, quelle autre réponse que le rire sinon le péché mortel numéro 5 ?

Jean :

_ … Jésus, sincérement, 1) arrête de fumer du buisson ardent, 2) arrête de faire des références que personne comprendra avant des siècles, et surtout 3) mais bordel c’est quoi le rapport avec le sujet de cette propa ?

 

 

 

Mais laissons là cette discussion qui prend une tournure qui ne m’arrange pas.

 

Étudions maintenant le Niitoyen. Les Niitoyen sont des êtres par essence différents les uns des autres ; une croyance, fut-elle en 42, ne justifiant pas de sous-classe taxinomique spécifique. Cependant, bien que différents, les Niitoyens ont tous une caractéristique en commun : ils pissent [2-4]. Plus spécifiquement, ils pissent de la pisse, qui peut ensuite être ou n’être pas ingérée par des gnous.

 

Tentant de répondre au mieux à la question posée, j’ai entrepris d’analyser l’urine des Niitoyens à l’aie d’un appareil de chromatographie en phase gazeuse (gaz chromotograph) que j’avais sous la main [7]. Un second groupe de collègue de bureau a servi d‘échantillon témoin pour l’étude. L’ensemble des résultats de cette étude peut être retrouvés dans [8]. Le résultat le plus notable de cette étude est la présence dans la pisse de Niitoyen de protéines d’alpha-caséine, composé relativement rare dans la nature.

 

Afin de conclure cette étude, et n’ayant pas eu un nombre suffisamment significatif de gnous sous la main, j’ai utilisé la recherche de Osthoff et al. [9,10,42]. Cette étude, publié dans le prestigieux journal Comparative Biochemistry and Physiology Part B: Biochemistry and Molecular Biology étudie en détail et compare la composition du lait du blesnok, du gnou bleu, et du gnou noir [42]. Après une analyse poussée du lait collecté sur des gnous morts [42], Osthoff et al. ont prouvé, entre autres, que le lait de gnou contenait une quantité significative d’alpha-caséine [42].

 

Étant donné la rareté du composé dans l’habitat naturel des gnous, ces résultats laissent donc à penser que les protéines d’alpha-caséine proviennent e son alimentation. Les résultats des deux études conjointes tendent donc à démontrer que les gnous boivent effectivement de la pisse de Niitoyen.

 

 

 

 

[L’auteur tient à acknowledger l’Université Concordia pour le matériel d’analyse et les outils de recherche bibliographiques qu’elle a mis à sa disposition]

 

 

 

 

 

[1] Oui j’ai une notion de « pendant ce temps » assez élastique.

 

[2] Non pas de photos.

 

[3] Certains même debout.

 

[4]Certains même malgré un sexe minuscule [4].

 

[5] Excusez ce point Goldowen et cette private joke [5].

 

[6] Ahaha « private joke », a joke about Owen’s privates  (non mais oui c’est drôle en anglais).

 

[7] Environ 3 mètres sous ma main pour être plus précis, mais c’est déjà pas mal proche.

 

[8] Progone, L. & Gamble, A, (2009), Chemical Analysis of Niitizens Urine by Gaz Chromatography. International Journal of Applied Chemistry, 19-3, pp45-51.

 

[9] Osthoff, G., Hugo, A., & de Wit, M. Comparison of the milk composition of free-ranging blesbok, black wildebeest and blue wildebeest of the subfamily Alcelaphinae (family: Bovidae). Comparative Biochemistry and Physiology Part B: Biochemistry and Molecular Biology, In Press, Corrected Proof

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19426824 (pdf complet sur demande)

.

[10] Pour ceux d’entre vous peu familiers à la terminologie des références scientifiques, « et al. » est une locution couramment utilisée quand il y a plus de 2 auteurs pour un même article. Cette locution tire comme chacun sait sa source de Al Bundy, et exprime, en langage scientifique, l’exclamation : «  Nom d’un nichon, il sont beaucoup ».

 

[42] Ceci est un vrai article.

Par LYeN - Publié dans : R42 et autres inepties
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Vendredi 23 octobre 2009 5 23 /10 /Oct /2009 16:19


Bon allez, je me lance. Je retiens ça en moi depuis trop longtemps, alors voilà, je me lance, et je vous le dis.

 

Alors, comme vous l’avez sans nul doute remarqué, je n’écris pas souvent ici, et en fait même jamais. Hé ben j’ai des raisons pour ça, et je dirais même plus, c’est de votre faute [1]. Ce que j’ai à dire me traîne sur le cœur depuis longtemps, et même si ce n’est pas facile à entendre, je vais le dire :

 

R42 c’est bien

 

Et là vous vous dites « bon ben c’est bien si c’est bien ». À cela je réponds d’une part que vous avez un vocabulaire extrêmement limité [2], et d’autre part que vous vous plantez le pied dans l’œil jusqu’au coude. En effet, R42 est le summum de parano, mais cette supériorité dans le complexe m’en engendre un d’infériorité. Écrire ici ? Et pourquoi pas gravir l’Atlantique en deltaplane pendant qu’on y est ? Je vais vous le dire, il est effrayant d’écrire ici, effrayant, c’est trop beau, trop haut.

 

Oh j’en entends déjà dire que je n’ai qu’à écrire ailleurs. Et je pourrais oui écrire en DMZ, n’importe quoi passe là-bas, il n’y a personne qui vérifie la qualité [3,4]. Mais non je ne suis pas de ces gens là moi. Je ne mange pas de cette barbe là. Je ne me salirai pas avec des gens qui pensent que 6 fois 9 font 54, oh non.

 

Et il y a même pire, ce n’est pas seulement écrire, c’est lire aussi. Un article sur R42, c’est bien. Et c’est bien donc on le lit. Et on le lit et c’est long. Et c’est long et ça prend du temps. Et ça prend du temps et on finit au chômage dans l’enfer de la drogue et de la prostitution. Et je refuse de me droguer. Donc je ne lis même plus [5]. Et même les répliques ! Il y a plus d’intérêt dans une seule réplique de R42 que dans la queue de Lepen quand il remue son œil [6].

 

 

Alors je fuis. Et ne croyez pas que je sois le seul dans ce cas, le phénomène est généralisé. Sinon comment expliquer toutes ces fuites, sous couvert d’excuses peu vraisemblables, qui Indigo, qui UV-DMZ, qui chercheur suédois, qui ropatricien [8]. Le phénomène est colossal, et la peur du médiocre nous paralyse comme la méduse de Milou. Et j’ai honte de ne jamais écrire, et j’ai honte d’être jaune, et j’en fais un ictère.

 

Et là vous répondez : «  mais tu écris là pourtant ». Mais à cela je réponds rien du tout vu que je ne vous entends pas : il y a un écran (et probablement un océan) entre nous [12]. Et de toute façon cet article est simple, et rare, rien qui marquera les annales. Ce n’est qu’un article parmi d’autres, au moins un article sur R42. Cet article ne prétend à rien à part dénoncer le cercle vicieux infâme et effarant de ce secteur.

 

 

Je vous salue bien pas.

 

 

 

 

 

[1] D’abord.

 

[2] Que vous avez un vocabulaire extrêmement limité.

 

[3] J’espère qu’aucun responsable de la DMZ ne passeront lire ceci, mais ce serait drôlement étonnant.

 

[4] En plus que c’est même pas vrai, il n’y a que la DMZ que je lis. Si vous suiviez vous le sauriez.

 

[5] Ah ! Vous voyez qu’il suffisait de suivre.

 

[6] Ce qui 1) n’a aucun rapport, et 2) n’est pas le cas d’une réplique sur la DMZ [7].

 

[7] Ça peut paraître gratuit comme remarque mais en fait ça l’est.

 

[8]Chiropraticien, exactement. Et non pas chiropracteur; chiropraticien c’est un truc que nous on a au Québec et que en Europe vous en avez même pas. C’est comme les diététistes, les kinésiologues, et les denturologues [9,10].

 

[9] Authentique.

 

[10] J’offre une pleine assiette de poutine au caca au premier qui ne se moque pas du Québec [11].

 

[11] À condition bien sûr qu’il prouve qu’il est le premier.

 

[12] Encore que le son est plus rapide dans l’eau que dans un écran. Même s’il reste moins rapide que la vitesse des ultra-sons dans le cheddar, soit 1590 m/s comme chacun sait [13].

 

[13] http://www3.interscience.wiley.com/journal/119063924/abstract?CRETRY=1&SRETRY=0 (j’ai le pdf entier si il y a des intéressés)

Par LYeN - Publié dans : R42 et autres inepties
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