Bonsoir les Niitoyens, bonsoir et bienvenue [regarde ses notes] dans le magazine de l’extrême et des grands reportages
Le sujet de l’extrême d’aujourd’hui : Les gnous boivent-ils de la pisse de Niitoyen ?
Traitons ce sujet de manière sérieuse. Les implications, en effet, en sont importantes. S’il s’avérait que les gnous buvaient effectivement de le pisse de Niitoyen, alors que les Niitoyens boivent déjà de la pisse de gnou, on en arriverait à un processus cyclique de cannibalo-urophagie du plus mauvais effet.
Traitons ce sujet scientifiquement. Ethymologiquement d’abord, on remarque que le gnou, wildebeest en anglais, comporte 2 voyelles successives (e), comme dans pee (pisse) et dans Niitoyen. Cela est certes intéressant, mais cela n’en est pas pour autant une preuve. Ceux qui vous diraient ça sont des malhonnêtes et des menteurs.
Étudions plus en détail cet animal particulier qu’est le gnou. Le gnou est un animal appartenant à l’embranchement des Chordata, au sous-embranchement des Vertebrata, à la classe des Mammalia, la sous-classe des Theria, l’infra-classe des Eutheria, l’ordre des Artiodactyla, la famille des Bovidae et la sous-famille des Alcelaphinae. Ça je suis sur que vous ne le saviez pas, et que là vous êtes cloués.
Interlude : pendant ce temps, à Bethléem, 2000 ans auparavant [1]
Jésus :
_ Oh putain je suis cloué.
Jean :
_ ….
Jésus :
_ Ben quoi ? On peut bien rigoler. Face à la crucifixion, quelle autre réponse que le rire sinon le péché mortel numéro 5 ?
Jean :
_ … Jésus, sincérement, 1) arrête de fumer du buisson ardent, 2) arrête de faire des références que personne comprendra avant des siècles, et surtout 3) mais bordel c’est quoi le rapport avec le sujet de cette propa ?
Mais laissons là cette discussion qui prend une tournure qui ne m’arrange pas.
Étudions maintenant le Niitoyen. Les Niitoyen sont des êtres par essence différents les uns des autres ; une croyance, fut-elle en 42, ne justifiant pas de sous-classe taxinomique spécifique. Cependant, bien que différents, les Niitoyens ont tous une caractéristique en commun : ils pissent [2-4]. Plus spécifiquement, ils pissent de la pisse, qui peut ensuite être ou n’être pas ingérée par des gnous.
Tentant de répondre au mieux à la question posée, j’ai entrepris d’analyser l’urine des Niitoyens à l’aie d’un appareil de chromatographie en phase gazeuse (gaz chromotograph) que j’avais sous la main [7]. Un second groupe de collègue de bureau a servi d‘échantillon témoin pour l’étude. L’ensemble des résultats de cette étude peut être retrouvés dans [8]. Le résultat le plus notable de cette étude est la présence dans la pisse de Niitoyen de protéines d’alpha-caséine, composé relativement rare dans la nature.
Afin de conclure cette étude, et n’ayant pas eu un nombre suffisamment significatif de gnous sous la main, j’ai utilisé la recherche de Osthoff et al. [9,10,42]. Cette étude, publié dans le prestigieux journal Comparative Biochemistry and Physiology Part B: Biochemistry and Molecular Biology étudie en détail et compare la composition du lait du blesnok, du gnou bleu, et du gnou noir [42]. Après une analyse poussée du lait collecté sur des gnous morts [42], Osthoff et al. ont prouvé, entre autres, que le lait de gnou contenait une quantité significative d’alpha-caséine [42].
Étant donné la rareté du composé dans l’habitat naturel des gnous, ces résultats laissent donc à penser que les protéines d’alpha-caséine proviennent e son alimentation. Les résultats des deux études conjointes tendent donc à démontrer que les gnous boivent effectivement de la pisse de Niitoyen.
[L’auteur tient à acknowledger l’Université Concordia pour le matériel d’analyse et les outils de recherche bibliographiques qu’elle a mis à sa disposition]
[1] Oui j’ai une notion de « pendant ce temps » assez élastique.
[2] Non pas de photos.
[3] Certains même debout.
[4]Certains même malgré un sexe minuscule [4].
[5] Excusez ce point Goldowen et cette private joke [5].
[6] Ahaha « private joke », a joke about Owen’s privates (non mais oui c’est drôle en anglais).
[7] Environ 3 mètres sous ma main pour être plus précis, mais c’est déjà pas mal proche.
[8] Progone, L. & Gamble, A, (2009), Chemical Analysis of Niitizens Urine by Gaz Chromatography. International Journal of Applied Chemistry, 19-3, pp45-51.
[9] Osthoff, G., Hugo, A., & de Wit, M. Comparison of the milk composition of free-ranging blesbok, black wildebeest and blue wildebeest of the subfamily Alcelaphinae (family: Bovidae). Comparative Biochemistry and Physiology Part B: Biochemistry and Molecular Biology, In Press, Corrected Proof
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19426824 (pdf complet sur demande)
.
[10] Pour ceux d’entre vous peu familiers à la terminologie des références scientifiques, « et al. » est une locution couramment utilisée quand il y a plus de 2 auteurs pour un même article. Cette locution tire comme chacun sait sa source de Al Bundy, et exprime, en langage scientifique, l’exclamation : « Nom d’un nichon, il sont beaucoup ».
[42] Ceci est un vrai article.